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Vécu 3 : Le début des ennuis : apparition des abcès et fistules

Publié le

Un samedi de septembre, je commence à avoir des douleurs près de l’anus, lancinantes. Le dimanche, elles sont bien présentes. Je sens sous le doigt une boule et quand je demande à mon ami de regarder, il y a du pus qui sort de mon anus.
Pour moi, c’est un abcès à type de kyste pylonidal ( un poil qui s’infecte sous la peau, fréquent au niveau du coccyx et qui se traite par chirurgie ). Je me rends donc aux urgences. Je suis prise rapidement. L’urgentiste veut tenter les antibiotiques. Il y a 30% de chances que ça fonctionne. Et pour calmer la douleur, juste du paracétamol. Si j’ai toujours mal mardi, je dois revenir aux urgences car ce sera un traitement chirurgical.
J’ai de plus en plus mal malgré les antibiotiques et le paracétamol. Je ne dors pas, en pleurerais presque.
Et le mardi à 8h, je suis à la porte des urgences. Je suis encore prise en charge rapidement. Je rencontre le chirurgien, docteur D. qui me dit que c’est un abcès de la marge anale. En fait, c’est une glande à l’intérieur de l’anus qui se bouche et infecte la graisse des fesses en formant un abcès. On ne connait pas bien les causes me dit-il. A midi, je pars pour le bloc. Je me réveille sans douleur et sors le soir avec juste des antibiotiques, aucun soin car il a nettoyé par les voies naturelles.
Le lendemain à 5 heures du matin, la douleur est revenue comme un clou qu’on m’a enfoncé juste à côté de l’anus. Je me dis que l’anesthésie a fini de faire de l’effet, que c’est normal que ça fasse mal… La douleur ne passe pas, m’empêchant de dormir, de bouger, de m’asseoir. Aucune position n’est antalgique, je me retourne dans mon lit sans cesse. Le jeudi, je rappelle le chirurgien. Il me dit de venir le lendemain à 14 heures car il consulte.
Il me prend à 15h30. Il est gêné car un nouvel abcès s’est formé un peu plus loin qui n’était pas là mardi. Je me doute puisque le soir, je n’avais plus mal. Il faut me réopérer. Il m’hospitalise et m’opère à 19 heures, à la fin de son programme. Je me réveille avec un gros pansement, qui tombe quand je vais faire pipi car il est à moitié sur ma vulve. On me remet des compresses dessus pour la nuit. Le samedi matin, je vais me doucher et enlève les compresses. Dessous, j’ai une mèche dans la plaie qu’on va me changer. Je passe aux toilettes faire pipi, m’essuie et pousse un cri. Je pleure, j’ai mal. Je viens de m’arracher la mèche.
Sur ce, le médecin passe et me prescrit un morphinique à action rapide.
L’infirmière vient refaire le pansement, j’en pleure tellement j’ai mal.
Je sors le samedi en milieu d’après-midi avec juste du paracétamol et un AINS ( anti-inflammatoire ), une prescription pour des pansements journaliers par une infirmière, un arrêt d’un mois… Mais je ne connais pas d’infirmière. Je leur demande s’ils en connaissent dans le service. « Ah non, mais c’est pas grave, si vous en trouvez pas pour demain (dimanche ), ça peut attendre lundi. » C’est pas que c’est une récidive alors je n’ai pas vraiment envie de passer une journée sans pansement !
En passant prendre les traitements à la pharmacie, je demande conseil. On me donne la carte d’une infirmière. Je lui laisse un message et la dame ( Pascale ) me rappelle un peu plus tard. Elle comprend tout à fait mes réticences à attendre jusqu’au lundi et passera le dimanche à 17h.
Le contact passe bien avec elle ( et ses remplaçantes ). En plus, elle a des lapins en liberté elle aussi comme moi ! Elle me fera des soins tous les jours pendant plus d’un mois. Je revois le docteur D. Cela ne l’inquiète pas que ça cicatrise mal !
Enfin, je reprends le boulot. Il était temps car, bossant en intérim, je n’ai touché que la part de la sécurité sociale soit 900 euros, même pas de quoi payer mes charges ( loyer, factures, impôts… ).
Mon infirmière me prévient qu’à côté de la plaie, il y a un petit bouton bizarre.


Cette aventure me permet de me repositionner par rapport à mon avenir professionnel.
Et lorsqu’on me propose un poste en CDI lors d’une mission intérimaire d’un dizaine de jours dans un EHPAD, je me laisse tenter.
Après tout, j’aime l’EHPAD, ce milieu entre technique (pansements ) et relationnel comme il n’existe que rarement ailleurs de nos jours et avec une sécurité de l’emploi. Nous ne sommes non plus pas mal payer dans le privé ( salaire se négociant ). L’hôpital et les cliniques ne voient que la rentabilité maintenant. La psy n’est pas fait pour moi : trop d’analyse psy à mon goût ! Quant au libéral, j’adorerais mais ma santé ne me le permet pas ! Etre en CDI m’offre une sécurité de l’emploi avec un complément de salaire si je suis de nouveau arrêtée et un investissement vis-à-vis des résidents qui me plait !
Je signe donc un CDI dans un EHPAD à 25 minutes de route : horaires 6H50-12h / 15h-19H50. Je dors comme l’autre infirmière dans une chambre vide pendant la pause. Pendant un mois, tout va bien. Si ce n’est que le directeur décide qu’on n’a plus le droit de dormir dans les chambres vides et je rentre chez moi faire la sieste. Cela devient beaucoup moins rentable de faire les aller-retours et je fatigue beaucoup. En plus, sur mon poste, je ne fais beaucoup de pansements or, j’adore ça !


Une journée, un mercredi, je ressens une violente douleur dans la fesse. Elle dure 2 secondes, ça me coupe les jambes, j’ai l’impression que je vais tomber et puis plus rien ! Je me dis que c’est psychologique… Et elle recommence deux heures plus tard. Le jeudi, la douleur revient de plus en plus présente, plus souvent. C’est sûr, ce n’est pas psychologique. Je profite de la présence du médecin coordonnateur qui me prescrit du paracétamol codéiné en attendant de revoir le chirurgien le lendemain à midi lors de ma pause.
J’en prends le soir même et ne dors pas de la nuit : nauséeuse, shootée, j’ai l’impression de manquer de perdre connaissance à chaque instant. Le lendemain, je vais quand même travailler en réfléchissant à deux fois à chaque acte. Je suis à bout, à cause de la douleur et du shoot dû au médicament. Et à midi, au moment de prendre la route pour aller voir docteur D., j’éclate en pleurs dans les vestiaires : j’ai mal, je suis shootée. J’appelle mon compagnon qui vient me chercher pour m’amener à l’hôpital.


Le chirurgien m’examine et m’explique que j’ai une fistule : l’abcès s’est reformé à l’intérieur et a percé jusqu’à la peau. Il faut réopérer. Il me mettra un élastique qu’il serrera toutes les semaines pour couper la fistule et que la chair se reconstruise par-dessus. L’intervention est prévue pour la semaine d’après. Elle a un lieu le mercredi 07 décembre 2011.
Au réveil, j’ai mal. Je sors le lendemain en ayant mal malgré les perfusions mais le médecin me prescrit juste du paracétamol.
Pendant une semaine, je pleure de douleurs, mangeant à peine car je prends du Tramadol qui me rend nauséeuse et me fait vomir. Mon compagnon finit par me ramener aux urgences pour me donner un antalgique plus fort. Docteur D est en congés et je suis prise en charge par un autre médecin. Titrée à 7 en morphine dans un premier temps, je reste hospitalisée pendant 3 jours. Le docteur D, revenu de vacances me prescrit de l’Actiskénan ( toutes les 4 heures ) pendant une semaine pour un prochain rendez-vous quinze jours plus tard. Je vais alors voir mon médecin traitant 7 jours plus tard car j’ai toujours besoin de morphiniques pour calmer la douleur qui me mettra plutôt sous Actiskénan en si besoin et Skénan ( libération prolongée ) en systématique. Fin décembre, l’élastique tombe et la douleur avec !


Pendant tout ce temps j’ai de nouveau le passage de l’infirmière à domicile qui remarque du pus à côté de la plaie en janvier. Je revois alors le chirurgien qui m’indique devant la récidive des abcès et ma symptomatologie diarrhéique qu’il faudrait de nouveau éliminer une maladie de Crohn. Les gastros de l’hôpital étant surbookés, il m’invite à aller en voir un en clinique. Dans le même temps, je lui fais part, d’une incontinence anale aux selles liquides et aux gaz depuis l'intervention qui me gène beaucoup. Pour lui, cela passera en cicatrisant !

A suivre...

Commenter cet article

Espeli 03/09/2014 17:10

Purée, pas de bol. Je compatis.

medical billing and coding schools 26/06/2014 12:55

Thank you so much for sharing the details about the disease cyst abscess pylonidal. One of my friends is suffering from this disease and I hope the treatment that you tried will help him. I would like to appreciate the effort that has been put in to post such articles.

Heike 28/01/2015 16:38

J'ai fait un petit article pour donner rapidement les dernières nouvelles, il faut que je continue à écrire en détail, ce qui s'est passé depuis... En effet, je n'ai pas été épargné. Heureusement, je suis un cas "rare" et la majorité des malades n'ont pas à traverser tout ça... et puis, là tout de suite, ça va mieux.

Manal 16/01/2015 01:32

Stp pourrais tu me dire aujourd hui sa en est ou ?
J ai mal pour toi ! Je connais la douleur mais toi tu n as vraiment pas été épargné :(

Heike 26/06/2014 21:49

Thank you for your comment. I hope this could possibly help your friend.