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Vécu de mon Crohn 2 : vivre avec ma "colopathie fonctionnelle"

Publié le

Colopathie fonctionnelle, aussi appelée intestin irritable ou colon sensible.
C’est le fourre-tout quand les médecins ne trouvent pas.


Personnellement, je vois bien qu’il y a une part de stress. Je vais donc essayer de travailler de ce côté-là. Mais pas seulement.


Je revois mon médecin traitant, insiste pour avoir de l’Imodium , produit dont il ne faut pas abuser car il peut dilater encore plus le colon. Moi, j’en prends juste quand j’ai des "crises " et que je dois travailler, une fois par mois environ. Quand je suis chez moi, je vis avec les symptômes. Et aussi de l’Acupan : seul antalgique qui me calme vraiment les douleurs.


Je rentre passer 2 mois dans ma famille. Avec mon ami, les repas sont essentiellement des pâtes, pizzas et restauration rapide. On peut comprendre que ça me brasse. Sauf que chez ma mère où je mange des soupes et des salades, je n’ai aucune amélioration !
Je vais rencontrer une diététicienne qui me donne des pistes : supprimer le lait de vache, souvent mal digéré, au profit de laits végétaux. Supprimer les crudités car les fibres sont difficiles à digérer : ce qui est mon cas. Je m’en rends compte alors. Et ça explique pourquoi je suis malade dans les deux cas : un régime est trop riche et l’autre trop irritant pour mes intestins.


Pendant trois ans encore, je vais apprendre à vivre avec. Ça me gène, ça m’embète mais je n’ai pas le choix. Je ne suis pas vraiment le régime qu’elle me donne car je suis gourmande mais je l’accommode. Je fais attention à mon alimentation quand j’ai mal.


Avant le diplôme d’état, j’arrive à gérer mon stress et à le transformer positivement. Mais j’arrive à la fin de ma scolarité sur les rotules. Et la Mise en Situation Professionnelle (l’épreuve pratique), ne se déroule pas bien. Je fais beaucoup d’erreurs. Le stress est revenu en force. Et avec lui, le lendemain : une « crise ». Je suis pliée en deux à mon boulot. J’en pleure tellement j’ai mal. Malgré les antalgiques… L’équipe me renvoie à la maison où je vais rester coincée sur les toilettes une semaine.


Finalement, j’ai mon diplôme en avril 2010 et commence à travailler en intérim. Tout se passe bien… J’ai des crises qui me font parfois manquer le travail mais globalement, je vis. La joie d’être enfin sortie de ces études, le bonheur de commencer enfin à avancer…


Je n’aime pas la ville où je vis, j’y reste car mon ami a du mal à partir. Mais au cours de l’année 2011, il se réoriente et nous avons la possibilité de déménager plus dans le sud et les montagnes. Nous sautons le pas et déménageons le premier août 2011.
Je continue à travailler en intérim. J’ai de la chance de trouver facilement des missions dans mon boulot.
La région nous plait. Je m’épanouis ici, j’ai même l’impression que mes symptômes diminuent. Je vais aux toilettes entre deux et six fois par jour; Les douleurs sont toujours présentes. Mais les grosses « crises » où je suis pliée en deux et où je vais vingt fois aux WC et qui me cassent s’espacent un petit peu.

A suivre...

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